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présente
Artiste de rue
Qu'ya-t-il de plus évocateur que l'aura de
Rachid ? Simple dans sa complexité, il arrive, bouffée d'air frais dans la canicule de
l'été.
Il nous enmène, chien fou, à la découverte de la nouveauté. Il fonce, avance, dans
toute sa graandeur et toute sa détermination.
Rachid, c'est un feu d'arifice de la St-Jean. Beau et fier, toujours prêt à en mettre plein la vue, et avec raison! On l'accueille toujours avec plaisir, et on attend son retour avec impatience.
Que d'autres choix que de l'apprécier: fidèle à ses vieux amis, à ses nouveaux... De ville en ville, il demeure fidèle à lui-même. Aux quatres vents, on se souvient du personnage. Certains l'ont connu cracheur de feu, d'autres déclameur de textes....
Je préfère me souvenir de Rachid comme le gazzoullis des oiseaux migrateurs annonçant le printemps.
Je vous invite au voyage.
Lyne Pépin, Sherbrooke Canada 1997.

CAP HORN
Ca sonne bien.
Pourquoi CAP HORN?
Essaie de traverser
Le CAP HORN à la nage.
Et bien, c'est pour nous
Gens d'écriture
Sans le sous et sans le nom
Le même parcours
Pour se faire reconnaître
Et publier.
Si tu peux parvenirr
Marche, cours,
La tête haute, sans honte,
Sans regret, ni remord,
Sans te prendre la grosse tête,
Mais ne baisse pas les bras.
ECRIRE

C'est le cri déchirant de celui qui oublie sa faim.
Le pas vacillant du condamné à mort, pour rien!
Vouloir te revoir quand tu ne veux plus me voir.
Parler à son ombre, quand on est seul, le soir.
Couvrir de baisers, une photo sans espoir.
Ouvrir sa fenêtre pour parler à la lune.
Partager le pain, de la misère qui passe.
L'copain qui s'en va, dans sa beuverie finale.
La drogue qui vous rattrra, les gosses qui s'atardent.
La pauvre fille, qui s'donne au coin d'la rue.
Les pauvres cons, qui l'insultent de loin.
Les mêmes cons,, qui voudraient, c'est certain.
Les hommes, ils se tuent pour un bout d'terrain vague.
La bêtise, elle s'agrippe au bord de sa connerie.
L'amour qui accourt, mais tu n'es pas à l'heure.
Sa soeur ou son frère qui s'mouche dans ses pleurs.
Deux copains qui s'perdent par manque de parole.
La vie d'tous les jours faut la pendre ou laisser s'pendre.
Te prendre la main et courir dans les champs
Regarder tes yeux aux mutltiples facettes
Me pencher sur ton corps et l'enlever au ciel
Espérer te revoir, mon Aurore de Soleil.
Monter à cheval et me sentir, libre... libre.
Ecrire
C'est la plume, qui s'endort, sur le papier
Et demain disparait.
Vous pouvez écire à Simbad : simbad@espace2001.com
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Copyright 1998 © Yves Bauler Guy Himmelsbach
Dernière modification :06/01/00 Site hébergé par ![]()